Meubles anciens, relooking et recyclage

Parce qu’il ne s’agit pas de fabrication d’ « objets neufs », mais de créations à partir de meubles vintage relookés, de récupération et de recyclage de choses diverses, la boutique ne vous propose que des articles de décoration en petites séries ou en exemplaire unique.

J’aime particulièrement ce « petit bonheur la chance » qui fait que je vais dégoter un fauteuil ancien d’époque Directoire puis une paire de chaises de style Louis XVI, récupérer quelques planches ou rondins de formes et d’essences différentes… Cette variété de trouvailles inspire ma créativité pour les peindre, les tapisser, les détourner selon mon inspiration.

J’ai le souci d’une démarche écologique, comme beaucoup d’entre vous: diminuer nos déchets, faire revivre du mobilier ancien, plutôt que de jeter. D’autant qu’il s’agit souvent de meubles de bonne facture, fabriqués par un ébéniste, en bois massif, chevillé et non collé, d’une belle essence de bois, faits pour durer! Sur un dossier ou dos de fauteuil, j’y imprime une photo, qui peut être sélectionnée par vous dans ma banque d’images. Ainsi, le mobilier revisité se transforme également en oeuvre artistique.

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Cabinet de curiosités

La nature

La nature m’inspire beaucoup, tant côté photo que côté déco. Les rondins qui vous sont proposés font aussi partie de la récup. Il n’est nul question de faire pousser un arbre pour l’abattre. Un jour, j’ai découvert ce chêne creux bicentenaire couché depuis des mois. Le gars de la scierie ne se résolvait pas lui-même, ni à le terminer en bois de chauffage, ni à le réduire en copeaux. Il me l’a cédé.

Une autre fois, j’ai été alertée d’un pin Douglas (le meilleur pin, bois de charpente!) âgé de près d’1/2 siècle tombé lors d’une tempête. Son arbre voisin ayant été estimé dangereux a été également abattu. J’en ai récupéré une partie de chaque. Il devient de plus en plus rare de trouver des troncs d’1m de diamètre, souvent chez les particuliers et bois privés. Ceux des forêts d’exploitation sont abattus à entre 20 et 30 ans maxi donc n’atteignent pas plus de 50cm de diamètre…

Quant à l’ami César qui construit une extension en troncs de mélèze à sa maison, il n’utilise que la partie bien ronde et me confie petit à petit, ces jolies chutes de rondins en forme de fleur, car proches de la souche.

Les voici proposés en tables basses, bouts de canapé ou chevet, pour inviter la nature à la maison!

Un chêne bicentenaire
Un chêne bicentenaire
Le chêne creux deviendra tables basses
Avec ajout acier
Tronc de pin centenaire
Tronc de pin centenaire
table pin Douglas 1 mètre
sur roulettes
Chutes de troncs d'extension bois
Chutes de troncs d'extension bois
tables basses sur hairpin legs
Bouts de canapé ou chevet

A propos des tables rondins (puisque je suis de plus en plus sollicitée pour cela)

Quelques rappels de base et de bon sens:

  • Les ébénistes n’utilisent habituellement pour la fabrication de meubles que le coeur du bois, la partie la plus dure, dite « bois parfait ». L’aubier, c’est à dire le contour, est plus tendre et sert généralement en bois de bardage ou transformé en copeaux. Le bois est normalement coupé dans le sens du fil du bois pour les bois comme les résineux (sur la hauteur du tronc). Lorsqu’on coupe un rondin, on garde tout le diamètre du tronc, donc avec l’aubier plus tendre qui peut se fendiller avec le temps malgré le soin apporté au séchage et les fibres sont cassées d’où l’apparition des veines du bois…
  • L’essence du bois demeure importante: plus l’arbre aura eu une croissance lente, un bois dense, plus il sera solide. Ainsi, un rondin en chêne ou en châtaignier sera bien plus solide (plus lourd aussi), plus durable, qu’un en pin. C’est la même chose pour les meubles: les meubles en chêne, les escaliers en châtaignier, les parquets en mélèze traversent les décennies et les siècles, pas ceux en pin. Le coût d’achat du bois et le temps de travail sur ce matériau plus dur et difficile à travailler n’est pas le même, comme pour les parquets! Par contre, ne me demandez pas un rondin de chêne de 60cm à 1m de diamètre, il faudrait qu’il soit bicentenaire ou tricentenaire, ce qui est rare! Croissance lente = diamètre inférieur à celui des pins qui, eux ont une croissance rapide. C’est pour cela qu’on voit de plus en plus de pins dans nos forêts d’exploitation! De plus, les bois « nobles » (chênes, châtaigniers…) sont réputés imputrescibles…
  • Le séchage et le traitement. Habituellement encore, on sèche et on traite les planches de scieries en autoclave. Un procédé qui est impossible pour les rondins, surtout de grand volume: ils ne rentrent pas dans l’autoclave comme des planches! Il leur faut donc un séchage lent et naturel, dans un endroit aéré. Pas facile pour moi d’acheter du bois déjà sec. Bien souvent il part vert en scierie ou maintenant en Chine (puisque les forêts asiatiques sont surexploitées), ou sec, il se trouve déjà débité en format bois de chauffage. Les rondins que je parviens à rentrer finissent de sécher naturellement dans mon hangar ouvert aux 4 vents plusieurs mois, sont traités 3 fois par biocide au pinceau et par injection. Il se peut donc (rarement) qu’il y ait encore des vers ou insectes dedans, s’il s’agit d’un très gros format. Le temps que ceux-ci viennent manger le bois imprégné de produit sur ses bords et n’y survivent pas… La nature va avec la nature.
  • Le cycle de vie d’un rondin: va-t-il se détériorer vite? Cela dépend de plusieurs choses. Déjà l’essence du bois évoqué: le chêne ou le mélèze pour les petits formats auront moins de risques de se fendre que le pin, bois tendre. Le temps de séchage: rappelons que l’arbre commence sa détérioration naturelle dès qu’il est coupé de sa terre nourricière! Il perd peu à peu son humidité, en 2 à 8 ans selon sa dimension, son environnement. Le faire sécher trop vite l’expose aux fentes de rétractation. Je le fournis généralement lorsqu’il est à 20% d’humidité, déjà bien sec mais encore maintenu. Son nouvel environnement joue beaucoup sur son maintien: on ne le place pas près d’une source de chaleur (cheminée, radiateur), on préfère des rondelles hautes sur piètement quand on a un chauffage au sol, on ne le place pas sous le soleil (risque de gerçures), on pense à garder une atmosphère ventilée, pas trop chaude, pas sèche. A l’inverse, le bois n’aime pas une forte humidité. On dit que le « bois boit » et n’est jamais au chômage, il « travaille »: comme il peut se fendre lorsque placé dans un endroit trop sec, il peut aussi gonfler et se piquer si confiné et exposé à l’humidité. Ainsi, les résineux, malgré les traitements biocides peuvent être victimes de bleuissement avec l’humidité et le manque d’air (ces « fils bleus » que l’on voit apparaître dans le bois de bardage).
  • Aussi, j’ai des tables en rondins qui ont été adoptées il y a 3 ans et n’ont pas bougé: les bois dits nobles, les petits formats denses, des grosses installées dans des espaces bien aérés. D’autres se sont détériorées plus vite: stockage long avant utilisation dans endroit confiné, chauffage au sol et choix d’un piètement trop bas, température soudainement élevée (ne mettez pas fort votre chauffage à 23° au début de l’hiver), et surtout une atmosphère trop sèche ne lui conviendra pas (l’hygrométrie d’une pièce doit se situer entre 40 et 60%), un mauvais placement devant la fenêtre en plein soleil… A vous d’en prendre soin ou de réfléchir avant de me demander votre sur-mesure: essence, taille, piètement (hairpin legs ou roulettes), etc. C’est comme installer un bonsaï dans votre salon (sans l’arroser!), il lui faut un environnement adapté puisque le rondin demeure une matière organique!
  • Mes finitions sont les mêmes que pour un « vrai meuble » en bois après ponçage doux « à blanc »: peinture spéciale bois sur sous-couche microporeuse pour laisser respirer le bois, vitrificateur sur fond dur comme pour les parquets en bois traditionnel (anti-tâches, usage intensif, cout supérieur au vernis classique).
  • Imaginer, créer à partir de ce qui me tombe sous la main, ou vous proposer mes coups de coeur,
  • Détourner, recycler, donner une deuxième vie (Upcycling),
  • S’inspirer de la nature,
  • Personnaliser, faire du sur-mesure, illustrer de mes photos,
  • Faire appel à plusieurs arts que je maîtrise ou collaborer avec d’autres artisans,
  • Pour vous proposer une décoration unique et dans la tendance du moment
  • La boutique vous présentera rarement le même produit, mais le même esprit oui!